En finir avec le sans-abrisme

Grande mesure : Prendre des arrêtés anti-expulsion locative sans solution de relogement pérenne et se coordonner avec les maires qui prennent de tels arrêtés pour faire reconnaître leur légalité.

Notre métropole concentre des situations de pauvreté extrême. Ainsi, plus de 3 000 personnes vivent à la rue sur le territoire de la MEL, dont au moins 121 femmes enceintes ou sortant de maternité. 17 personnes sont décédées de la rue en 2024. 1 000 personnes vivent en bidonville et sont régulièrement expulsées sans solution d’hébergement pérenne. Nous connaissons une crise sans précédent de l’hébergement d’urgence : 2 personnes sur 3 se retrouvent sans solution après avoir contacté le 115, dont une grande proportion d’enfants. Ce n’est pas une fatalité : nous pouvons augmenter l’offre de logements adaptés à chaque besoin et adopter une politique d’accompagnement humaine et solidaire.

  • Constituer le ou la maire et/ou le ou la président·e de la MEL en partie civile en cas d’expulsion abusive.
  • Faire un inventaire des bâtiments et logements vacants et utiliser les pouvoirs de police du maire pour prendre des arrêtés de réquisition de bâtiments vides et y mettre en place des conventions d’occupation transitoire ou intercalaire.
  • Créer et développer des outils de prévention efficaces et d’accompagnement juridique contre les expulsions locatives (commission de prévention des impayés locatifs avec les bailleurs, permanence d’aide juridique, médiation, etc.).
  • Développer des centres d’hébergement pour les personnes ne pouvant pas accéder à des logements individuels pour en finir avec l’absurdité des hébergements dans des hôtels sociaux, coûteux et insalubres.
  • Permettre un accueil physique du 115.
  • Garantir l’accessibilité des logements sociaux aux personnes hébergées, ce qui permet de libérer des places d’hébergement.
  • Mettre à disposition et favoriser la construction de structures d’insertion pérennes pour tous les publics confrontés à des difficultés de logement. Rendre les accueils de jour inclusifs pour tous les publics (mineur·es non accompagné·es, migrant·es, personnes en situation de handicap, femmes, travailleur·ses du sexe, personnes ayant des animaux…).
  • Augmenter la production de logements très sociaux (PLAI).
  • Multiplier les offres de logement. Chaque personne présente des besoins différents qui doivent être respectés (pensions de famille, appartement individuel, chambre médicalisée, colocations, foyers de jeunes travailleur·ses… ). 
  • Garantir le droit à la domiciliation des personnes sans-abri.
  • Développer un service de bagagerie pour les personnes sans-abri ; refuser les dispositifs tournés contre elles (arrêtés anti-mendicité, mobilier anti-SDF).
  • Relancer la construction de résidences sociales étudiantes à Lille.
  • Développer avec les associations et les personnes concernées une politique communale de l’accueil, créer un lieu d’échange et de concertation, et de coordination des acteur·rices.
  • Relancer la politique partenariale de résorption des bidonvilles.
  • Améliorer les conditions de vie des gens du voyage en travaillant les questions des aires d’accueil et la sédentarisation.