Grande mesure : Refonder la Police municipale de la cave au grenier. Elle doit être de proximité, œuvrant à la lutte contre les discrimination, la sûreté, la prévention et à la tranquillité des habitant·es. Elle doit être formée au dialogue et à la désescalade, sans armement létal. Elle rend compte de son action devant les Assemblées populaires.
La sécurité ce n’est pas que la répression. C’est avant tout la sûreté, garante des libertés publiques contre l’arbitraire ; c’est aussi la prévention, la présence humaine et la justice sociale. Aujourd’hui à Lille, la majorité socialiste applique une politique sécuritaire, liberticide et surtout inefficace. Nous proposons de mettre en place une politique de sûreté publique avec une police municipale de proximité au service des citoyen·nes, des moyens humains plutôt que de la vidéo-surveillance et un cap : celui de la tranquillité publique et de l’accompagnement de la vie locale.
Remettre de l’humain
- Elaborer la politique de sûreté avec les habitant·es en assemblée populaire dans chaque quartier
- Évaluer la mission du service public de police de proximité (nationale et municipale) par l’envoi de questionnaire aux habitant·es.
- Mettre en place et développer dans les différents quartiers des postes de tranquillité publique adossés aux mairies de quartier en associant les acteur·rices de terrain et les habitant·es.
- Demander une convention entre la MEL et la Préfecture sur la répartition des effectifs de police nationale et de gendarmerie entre les communes de la métropole en fonction des besoins.
- Démultiplier les effectifs de médiation sur le terrain en recrutant des agent·es municipaux·ales (médiateur·ices, éducateur·ices), en ouvrant la possibilité aux ASVP de se former aux missions de médiation, et en renforçant les moyens des associations de médiation existantes.
- Mobiliser la mairie auprès du département afin d’obtenir des moyens supplémentaires pour les associations de médiation.
- Déployer des équipes mixtes de médiateur·rices et de policier·ères municipaux·ales dans tous les quartiers et affectées à un secteur précis.
- Déployer des effectifs de policier·ères municipaux·ales pour sécuriser les abords des lieux publics (écoles, parcs, etc.).
- Soutenir les clubs de prévention par des moyens municipaux pour pallier au sous-investissement du département.
- Pérenniser l’intervention des policier·ères municipaux·ales dans les écoles pour éduquer les enfants à la sécurité routière en lien avec les équipes pédagogiques.
- Former la Police municipale sur les questions de sexisme, d’LGBTIphobie, de racisme, de violences sexistes et sexuelles.
Vidéo-surveillance
- Instaurer un moratoire sur la vidéosurveillance trop coûteuse, liberticide et démagogique.
- Réaliser un audit financier et des études indépendantes pour évaluer l’efficacité réelle de ces dispositifs coûteux.
- Refuser le développement de la surveillance algorithmique.
- Tendre vers le retrait progressif des caméras de vidéo-surveillances dans les zones où leur efficacité n’aura pas été démontrée.
Sûreté publique
- Développer la prévention sur les comportements à risque au volant.
- Permettre aux personnes participant aux trafics ou menacées par des trafiquants d’être accompagnées par les services municipaux pour en sortir.
- Soutenir les associations œuvrant à la réinsertion des ancien·nes détenu·es.
- Proposer des « parcours de sortie de la délinquance » en accompagnant les dealers ou ex-dealers vers des parcours de réinsertion sociale et professionnelle hors des trafics.
- Créer une réserve de protection civile communale.
- La mairie s’opposera activement aux politiques préfectorales qui défendent les réseaux d’extrême-droite par le biais de recours en justice systématiques, par de la documentation et de la médiatisation via des interpellations publiques, ou encore par le refus de coopération des moyens municipaux.
- Faire un audit sur les crimes et délits non-élucidés impliquant l’extrême droite à Lille (ex : les noyés de la Deûle).
Vie nocturne
- Augmenter le nombre de médiateur·rices de nuit dans les zones de vie nocturne et déployer davantage d’effectifs de Police municipale de proximité nocturne.
- Créer des brigades spécialisées de médiateur·rices, dont certaines en non-mixité, contre le harcèlement de rue et les violences sexistes et sexuelles, et pour l’accompagnement au dépôt de plainte contre les violences institutionnelles.
- Développer avec des établissements partenaires un dispositif anti-VSS, en renforçant les mesures de prévention et de protection contre la soumission chimique.
- Développer le dispositif d’établissements refuges, conçus comme des points de sécurisation pour des personnes se sentant en danger dans l’espace public.
- Faire le bilan du Conseil de la vie nocturne et engager des discussions avec les propriétaires de lieux de vie nocturne, ainsi qu’avec les riverain·es sur le fonctionnement de la vie nocturne lilloise (horaires d’ouvertures des établissements et des terrasses, prix des loyers, équilibre géographique de la vie nocturne, grands événements populaires etc.).