Grande mesure : Mettre en place des “Parcours d’Immersion Communale” pour briser le cycle de l’orientation subie et instaurer un droit à l’exploration des métiers. Ils viendraient en complément de bourses aux stages, des forums de l’emploi par quartier, etc.
Lille insoumise, écologiste et populaire porte un objectif de relocalisation des activités économiques qui correspondent à nos besoins. En effet, le taux de chômage à Lille dépasse les 17% et il est principalement concentré dans les quartiers prioritaires de la ville. Les communes insoumises seules ne pourront pas assumer une stratégie complète de lutte contre la pénurie d’emploi par la relocalisation. Mais elles auront un rôle central à jouer lorsque cette politique sera mise en œuvre au niveau national. Nous devons nous y préparer dès à présent.
- Créer un Service Municipal d’Immersion Permanente (SMIP) afin de développer la connaissance des habitant·es sur les possibilités d’orientation scolaire et professionnelle, avec une plateforme numérique en libre accès. Ce SMIP centralise l’existant du tissu économique local par le biais d’un recensement cartographié afin de permettre à chacun·e de connaître les métiers des acteurs et actrices œuvrant dans la commune, les secteurs d’activités et les entreprises implantées à proximité de chez soi.
- Garantir l’accès à ces immersions professionnelles (PMSMP) par la mise en place de Bourses d’Émancipation Professionnelle disponibles sur critères sociaux.
- Pour les stages obligatoires en collège et en lycée, créer un “Pacte Jeunes” entre la ville et les entreprises volontaires qui seront mises en lumière avec la création d’un label “Entreprises engagées pour la jeunesse” et d’un “Prix de l’entreprise la plus engagée”.
- Rendre visible le tissu économique communal en organisant des « Portes Ouvertes » des employeurs implantés dans les quartiers de la ville plusieurs fois dans l’année.
- Planifier la relocalisation des activités économiques avec les entreprises locales.
- Ouvrir un bureau de développement de l’emploi local et de contact entre les demandeur·ses d’emploi et les entreprises de proximité.
- Développer la démarche « Territoire Zéro Chômeur » et créer des entreprises à but d’emplois, tout en veillant à ce qu’elles n’empiètent pas sur les besoins déjà couverts par des emplois de la fonction publique.
- Organiser une permanence dédiée à garantir le respect du droit du travail et l’accès aux droits des chômeur·ses et précaires.
- Nommer un·e adjoint·e en charge de la ville productive, interlocuteur des entreprises et des services de l’État.
- Créer et développer des tiers-lieux coopératifs et associatifs de production sur le territoire communal.
- Accompagner les industries locales dans une démarche de conversion écologique.
- Introduire des critères pour la création d’emplois locaux dans tous les appels d’offres.
- Refuser le recours aux travailleur·ses détaché·es, en surveillant les clauses d’emploi et de sous-traitance des appels d’offres
- Mettre à disposition les moyens publics (mise à disposition de locaux, soutien financier, monnaie locale, systèmes d’échange locaux…) pour le développement des AMAP, des marchés paysans et des magasins de producteurs, d’épiceries coopératives permettant la commercialisation des productions bio et locales.
- Créer, au niveau intercommunal, un service d’aide aux entreprises et producteur·rices locaux·ales pour leur permettre de bénéficier des marchés publics : conseil, coopérative (SCIC) permettant aux producteur·rices de répondre de façon groupée.
- Soutenir l’élaboration de nouvelles candidatures en AOP/AOC/IGP/STG pour les productions agricoles de qualité, et d’indications géographiques pour les productions industrielles et artisanales afin de valoriser le patrimoine local.
- Soutenir et créer des coopératives (SCOP et SCIC) pour favoriser le développement de l’ESS et introduire des économies d’échelle pour lutter contre le gaspillage du capital : services mutualisés, bureaux ou locaux de stockage collectifs.
- Mandater un·e expert·e en reprise d’entreprise pour accompagner et soutenir les salarié·es pour la reprise d’entreprises, notamment en SCOP.
- Soutenir les structures d’insertion par l’activité économique (régies de quartier, ateliers et chantiers d’insertion, marchés publics réservés, accompagnement, aide aux locaux…).
- Ouvrir de nouveaux services publics, et pourvoyeurs d’emplois : garages, centres vétérinaires, fermes et ateliers de transformation gérés en régie communale, coopérative de consommation, etc.
- Insérer des clauses sociales, écologiques, de gouvernance démocratique, de répartition de la valeur produite et de production locale dans tous les marchés publics.
- Favoriser les marchés publics à destination des coopératives et des SIAE.
- Imaginer l’ouverture d’un bureau intercommunal du temps : une bourse d’échange des postes de travail identiques entre zones d’emploi pour diminuer le temps de transport des salarié·es en rapprochant leur domicile de leur lieu de travail.