Grande mesure : Mettre fin au stationnement payant pour les habitant·es de Lille, les commerçant·es et les métiers à domicile (soignants, aide à la personne, etc.) tout en développant activement les alternatives à la voiture en ville (transports en commun, aménagements cyclables…).
La voiture a façonné la ville dans la seconde moitié du 20e siècle, avec de forts impacts sur la qualité de l’air, sur les émissions de gaz à effet de serre, sur la biodiversité et sur la sécurité de chacun·e. Cependant, la politique de mobilités ne peut en aucun cas s’apparenter à une punition contre les pauvres et les éloigné·es du centre-ville. Il faut, d’une part, repenser la place de la voiture dans notre espace public et, d’autre part, faciliter l’usage d’autres modes lorsque c’est possible (transports en commun, vélo ou marche).
Stationnement
- Privilégier la généralisation de la 1ère heure gratuite pour les visiteur·es et l’installation de zones bleues plutôt que de stationnement payant pour les besoins de stationnement temporaires.
- Permettre la gratuité pour les personnel soignants et les aidant·es.
- Autoriser le stationnement sur les places de livraison la nuit, les jours fériés et les dimanches.
- Re-municipaliser sous forme de régie publique, les parkings en délégation de service public.
- Rendre gratuit le parking devant les hôpitaux de Lille.
- Créer des parkings-silos publics aux entrées de ville connectés à des navettes gratuites, notamment dans les quartiers les moins dotés en places de stationnement (Fives, Porte de Valenciennes…).
- Développer le stationnement sécurisé pour vélos (boxs, abris-vélos, arceaux) sur l’ensemble de l’espace public et notamment à proximité des écoles, services publics, commerces.
Aménagements
Voies publiques et espaces en commun
- Convertir le sous-sol de la Grand-Place en parking Vélo avec atelier.
- Disposer davantage de poubelles publiques dans l’espace public, notamment dans les quartiers populaires.
- Interdire le mobilier urbain anti-SDF.
- Développer l’implantation de mobilier urbain de convivialité (bancs, tables de pique-nique, aires de jeu pour enfants etc.).
- Rénover et développer les aires de jeu pour enfants.
- Libérer l’espace public de la publicité, remplacer les espaces publicitaires par des campagnes à vocation éducative, culturelle ou citoyenne.
- En finir avec les écrans publicitaires numériques et lumineux, et interdire la l’affichage publicitaire sur le patrimoine communal.
- Aménager les espaces publics pour encourager les pratiques cyclistes (pistes cyclables sécurisées sans discontinuité, feux vélos se déclenchant avant les feux automobiles, stationnements vélos, gonfleurs, etc).
- Décider avec les habitant·es, un aménagement des espaces publics pour que chaque piéton y trouve sa place (installation de ralentisseurs, trottoirs plus larges, de bancs, espaces végétalisés, etc.).
- Mettre en place un plan de circulation favorisant la tranquillité, la sécurité, les économies de déplacements et la lutte contre le réchauffement climatique.
- Multiplier le nombre de bandes de guidage pour les personnes en situation de handicap dans les bâtiments municipaux.
- Mener une réflexion sur la valorisation des friches (dépollution, préservation, utilisation artisanale et/ou agricole…).
- Repenser la sécurisation des bords de Deûle.
- Gare d’eau : respecter les habitant·es du lieu et organiser le rapport entre la ville et les Voies Navigables de France afin de favoriser une gestion sereine du lieu et une transparence des attributions d’amarrage.
- Développer l’animation culturelle, artistique et sportive sur le plan d’eau et la presqu’île de Boschetti en s’appuyant sur les associations en lien avec l’eau, afin que les Bois-Blancs deviennent un lieu de référence de l’activité fluviale.
Fraîcheur en ville :
- Disposer davantage de points d’eau potable et de toilettes publiques en ville.
- Adopter un plan pluriannuel de végétalisation de l’espace public fixant un objectif d’occupation végétale du sol en zone dense en début de mandat : développement des îlots de fraîcheur végétaux contre les effets des canicules et renaturation d’une partie des sols pour lutter contre les inondations et les ruissellements, développer la plantation d’arbres fruitiers.
- Débétonner et végétaliser les cours d’école pour les transformer en « cours oasis ».
- Restaurer au maximum la régénération des écosystèmes de berges de cours d’eau pour limiter l’exposition aux inondations et à la submersion.
- Replanter des arbres fruitiers en milieu urbain en mélangeant les espèces régionales et les espèces adaptées à l’évolution prévisible du climat sur 30 ans.
- Développer les jardins partagés, ouverts, conviviaux, pour recréer du lien social et renouer avec la nature en ville ; maintenir les jardins ouvriers et familiaux.