Engagement : Porter la voix de celles et ceux qui pâtissent le plus durement de l’absence de politiques de redistribution des richesses à l’échelle de la métropole : les habitant·es des quartiers populaires, les demandeur·euses de logements sociaux sans réponse, les minorités discriminées et ségrégées, les perdant·es de la métropolisation.
La politique au niveau intercommunal est tellement éloignée du vote et du contrôle citoyen, qu’elle a largement contribué à créer la culture du « ni droite, ni gauche ». La politique a été bannie au profit des arrangements asphyxiants sous couleur de simples « solutions techniques ». Le consensus y a été sanctifié et la différence d’idées bannie sous prétexte de refus du conflit. « Attractivité du territoire », « partenariats publics privés », « renouveau urbain », « marketing territorial » sont les mots ronflants pour habiller une réalité bien laide : la vente à la découpe de nos villes aux intérêts privés. Contre la politique des notables, les insoumis·es défendent la liberté communale, l’intervention et le contrôle populaire !
Démocratie
- Développer une culture de l’intervention démocratique au sein d’une MEL, en opposition au fonctionnement opaque et bureaucratique.
- Permettre aux citoyen·nes d’être présent·es dans la salle du conseil communautaire pendant ses délibérations.
- Mettre en place un référendum d’initiative citoyenne (RIC) déclenché par pétition rassemblant au moins 10 % des inscrit·es sur les listes électorales, pour permettre l’expression démocratique directe des habitant·es sur des sujets concernant la MEL.
- Rendre public le fonctionnement antidémocratique de la MEL, en exposant les pratiques des élu·es qui y siègent et leurs alliances.
- Maintenir des liens étroits avec les citoyen·nes, militant·es, collectifs d’habitant·es, associations, et syndicats à travers l’organisation régulière d’assemblées citoyennes et de mobilisations en défense des intérêts populaires.
- Systématiser le vote public. Les citoyen·nes doivent savoir qui a voté quoi.
- Limiter le nombre de délégations confiées au président de la MEL pour que le conseil communautaire reste souverain, et éviter la concentration des pouvoirs sur une personne.
Logement
- Reprise en main du bailleur social LMH pour que cessent enfin les situations d’insalubrité et d’indignité.
- Décréter un gel pluriannuel des loyers chez le bailleur social LMH.
- Restaurer l’agrément de l’APU du Vieux-Lille pour que l’association puisse de nouveau accomplir ses missions essentielles aux lillois·es.
- Constituer le ou la président·e de la MEL en partie civile en cas d’expulsion abusive.
- Augmenter drastiquement les subventions aux associations de défense des locataires.
- Augmenter la part des logements très sociaux dans les logements produits.
- Réhabiliter les logements sociaux existants.
- Développer les opérations de l’Office Foncier Solidaire de la MEL en utilisant le droit de préemption pour produire plus de logements en Bail réel solidaire (BRS).
- Planifier le partage de la croissance démographique sur l’ensemble du territoire de la MEL.
- Mettre en œuvre un plan d’hébergement des 3000 à 4000 sans-abris de la MEL.
- Dans le cadre d’opération de résorption de l’habitat insalubre (RHI), et dans le but d’éviter la destruction d’habitation au profit de projet de gentrification, nous garantirons la réalisation d’au moins 50% de logements sociaux et d’équipements publics. Cela permettra le relogement des habitant·es sur place ou dans la commune.
Pour une gestion publique et transparente de l’eau et des déchets
- Créer une régie 100% publique de production, de distribution et d’assainissement de l’eau répondant aux impératifs économiques, écologiques, sociaux et citoyens de Lille Métropole. Elle garantira le meilleur statut à ses salarié·es et sera soumise au contrôle des usager·ères.
- Administrer la nouvelle régie publique de l’eau en impliquant les usager·ères et les salarié·es de l’eau tout en leur permettant de participer à l’élaboration des choix et des grandes orientations.
- Proposer à référendum métropolitain la mise en régie publique de l’eau et des déchets.
- Renforcer le système d’alerte pour les usager·ères concernant la qualité de l’eau distribuée, la présence de polluants, les restrictions des consommations et des usages, notamment à l’égard des femmes enceintes et des nourrissons.
- Faire de la nouvelle régie publique de l’eau un outil encourageant la sobriété, favorisant l’agriculture biologique sur les champs captants en garantissant, par exemple, l’utilisation de la production dans la restauration collective.
- Instaurer une tarification progressive et différenciée selon les usages de l’eau (professionnels, domestiques, administratifs) et les mésusages (confort, luxe) avec la gratuité des premiers mètres cubes indispensables à la vie.
- Faire un moratoire et organiser un grand débat public sur tous les projets d’étalement urbain et industriels susceptibles de mettre en péril la ressource en eau de la métropole.
- Renforcer le système d’alerte pour les usager·ères concernant une consommation excessive d’eau liée à des fuites potentielles avant que la facture ne devienne impossible à payer.
- Garantir un service de collecte et traitement des déchets 100% public géré sous forme d’une régie communautaire, stopper la délégation de ce service à des entreprises privées.
- Remettre en place le ramassage individuel des déchets dans le quartier du Petit-Maroc.
- Améliorer le système de collecte d’encombrants.
Urbanisme et espace public
- Pour protéger les habitant·es des quartiers populaires contre les nuisances du flux automobile, se mobiliser pour obtenir la couverture du périphérique sud entre Porte d’Arras et Porte de Douai ainsi que la N356 entre Fives et Saint-Maurice.
- Incorporer aux règlements d’urbanisme une prise en compte du rayonnement thermique des bâtiments (par le choix des couleurs et des matériaux).
- Intégrer aux documents de planification urbaine (PLU, PLUi, SCoT, PLH…) un principe d’aménagement visant à rapprocher à moins de 15 à 30 minutes en transports en commun, à pied ou à vélo, l’habitat, les lieux de travail, de loisir et de culture.
- Développer les plateformes multimodales à l’entrée des villes ou à proximité des gares pour réduire le trafic et la pollution de l’air ; développer les aires et places de stationnement pour le covoiturage et les pistes cyclables.
- Agir au sein des intercommunalités pour mettre en œuvre des Règlements locaux de publicité intercommunaux (RLPi) permettant notamment d’étendre l’obligation d’extinction nocturne aux éclairages et aux publicités du mobilier urbain.
- Ouvrir un débat public pour déterminer les moyens d’atteindre l’objectif de zéro artificialisation nette d’ici 2050, et plus tôt si possible, en mobilisant notamment les outils pour lutter contre la sous-occupation des locaux, la rétention foncière, et l’étalement urbain.