Grande mesure : Expérimenter le principe de Sécurité sociale de l’alimentation en mettant en place un chèque de consommation de produits de première nécessité accessibles aux personnes sous le seuil de pauvreté, utilisables dans un réseau de petits commerces conventionnés, notamment les coopératives et les associations de l’économie sociale et solidaire avec la mairie proposant un panier de produits de première nécessité à prix fixes.
À Lille, Lomme et Hellemmes, la vacance des locaux commerciaux explose. Les loyers s’envolent, les factures d’énergie étranglent les petit·es commerçant·es. Résultat : des enseignes indépendantes mettent la clé sous la porte ou sont remplacées par des chaînes, des rues entières se vident, et la vie de quartier disparaît. Les pouvoirs publics ont favorisé l’implantation des centres commerciaux en périphéries et déroulent aujourd’hui le tapis rouge à Amazon.
Cette désertification commerciale fragilise nos centres-villes et prive les habitant·es de services de proximité essentiels. Il est urgent de mettre en place un plan de dynamisation du territoire communal, favorisant la réouverture des commerces indépendants et la revitalisation des rues commerçantes.
Une politique municipale en faveur du petit commerce indépendant, en particulier coopératif, est possible. Ils sont pourvoyeurs d’emplois locaux, maintiennent le lien social, et font vivre la convivialité et la diversité dans nos communes.
Notre objectif : faire du commerce de proximité un pilier de la vie locale et sociale. Redonner du souffle à celles et ceux qui travaillent ici et font vivre nos quartiers. Reprendre la main face à la spéculation, à la concurrence déloyale et au désintérêt des pouvoirs publics.
- Créer un office municipal du commerce local, guichet unique pour les commerçant·es : information, formation, accompagnement, animation commerciale, aide à l’implantation.
- Créer une foncière commerciale proposant des loyers abordables pour développer le rachat de cellules commerciales vacantes pour permettre l’installation ou le maintien de petits commerces, notamment coopératifs (librairie, boulangeries, boucheries, épiceries, maraîchers, cafés…).
- Lancer un appel à projets pour sélectionner des initiatives locales innovantes (épiceries coopératives, friperies, cafés associatifs, etc.) et les installer dans les anciens locaux de grandes chaînes, avec un accompagnement et un loyer symbolique au départ.
- Mobiliser la municipalité pour obtenir une loi sur l’encadrement des loyers commerciaux.
- Développer l’urbanisme transitoire en utilisant temporairement les cellules commerciales vides en y installant des expositions d’artistes locaux, des ateliers éphémères, des marchés temporaires associatifs.
- Refuser les permis de construire et modifier le plan local d’urbanisme (PLU) et le schéma de cohérence territoriale (SCOT) de façon à empêcher la construction de toute nouvelle grande surface destructrice d’emplois.
- Promouvoir les marchés de proximité dans une démarche de valorisation des circuits courts et du vrac.
- Organiser la reprise en gestion municipale de commerces essentiels à la population et leur transformation en lieu multi-services.
- Création d’un Conseil citoyen du commerce local réunissant commerçant·es, habitant·es, associations et élu·es.
- Favoriser l’émergence de SCOP et SCIC sur le territoire par la subvention, la mise à disposition de locaux, la prise de participation et la commande publique